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"Issu
d'une famille bretonne, britannique et mauricienne, Jean-Marie
Gustave Le Clézio garde de ses origines un goût prononcé pour
l'errance.
Licencié
ès lettres, il publie son premier roman 'Le
Procès-verbal' à l'âge de vingt-trois ans, le livre est aussitôt récompensé
du prix
Renaudot. En 1980, le
prix
Paul Morand lui est décerné pour l'ensemble de son oeuvre. C'est l'année
même de la sortie de 'Désert',
épopée sublime d'une jeune descendante de touaregs, toujours considérée
comme son chef-d'oeuvre.
Le
Clézio a en outre consacré des
essais à plusieurs civilisations nomades menacées de disparaître, et avec
lesquelles il a parfois partagé son existence (Indiens
de Panama, Berbères
du Maroc... ).
Son
talent de conteur et son style lumineux hissent cet auteur au rang des figures
les plus importantes du paysage littéraire français".
Le prix Nobel de littérature 2008
lui a
été attribué pour
son oeuvre "de la rupture" le 9 octobre 2008.
L'Académie a fait le choix d'un "écrivain de la rupture, de l'aventure
poétique et de l'extase sensuelle, l'explorateur d'une humanité au-delà et
en-dessous de la civilisation régnante". En juin dernier, il avait reçu le prix littéraire suédois Stig
Dagerman (NouvelObs)
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